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À La Réunion : les voitures émettent une tonne de CO2 par adulte

"À La Réunion, chaque adulte émet une tonne de CO2 en moyenne lors de ses déplacements en voiture en 2022" informe l'Insee dans un communiqué publiait ce mardi 16 juin 2026. Ces émissions des voitures représentent un poids important au regard des engagements climatiques. "Néanmoins, l’île se place parmi les départements français les moins émetteurs" note l'institut de la statistique. En effet, les ménages résidant sur l’île détiennent moins de voitures qu’ailleurs, leurs véhicules sont plus récents, moins lourds et moins puissants. Cependant, le nombre de voitures et leurs caractéristiques évoluent au fil des années vers la moyenne nationale (Photo Richard Bouhet / www.imazpress.com)

Un quart des émissions liées aux déplacements en voiture des ménages sont générées par les seuls trajets domicile-travail. "En effet, huit adultes sur dix privilégient la voiture pour aller travailler et ces automobilistes sont à l’origine de la quasi-totalité des émissions liées aux déplacements domicile-travail" indique l'Insee.

Si 10 % des automobilistes se rendaient au travail en vélo ou en transports en commun, la baisse de ces émissions serait comprise entre 4 et 9,5 %.

Les personnes résidant là où le réseau de bus est le plus développé émettent moins de CO   2 que les autres pour aller travailler. C’est aussi le cas des femmes, des employés et des jeunes.

La vente de voitures électriques en forte hausse à La Réunion : +91,1 % au mois de mai
La hausse des prix du carburant semble redonner un coup d’accélérateur aux véhicules électriques. En mai, les immatriculations ont bondi de 91,1 %, avec 284 véhicules vendus contre 148 l’an dernier. Une progression notable dans un marché automobile globalement en difficulté, probablement liée à la flambée des prix de l’essence.

 

Face à la hausse des prix des carburants, passer à l’électrique est une perspective qui séduit de plus en plus d’automobilistes.

« Avec l’augmentation du sans-plomb et du gazole, oui, je pense qu’aujourd’hui à La Réunion, on va s’adapter et pourquoi pas une électrique ? »

« Les avantages économiques, c’est au niveau des révisions et du carburant à l’année. Oui, on pourrait acheter un véhicule électrique pour l’économie, surtout pour l’économie. »

Depuis le début de l’année, 284 modèles de voitures électriques ont été mis sur les routes, contre 148 à la même période l’an dernier. La Renault 5 fait partie des modèles les plus prisés. Pour Matthias de Montsabert, directeur marketing de Renault : « Il y a déjà un regain de l’électrique depuis quelques semaines avec l’augmentation du prix du carburant. Et puis, il y a des aides de l’État qui sont incitatives, aussi bien pour les entreprises que pour les particuliers. Il y a un mouvement général vers l’électrique qui avait déjà commencé avant le début des conflits internationaux, dans beaucoup de pays européens, en France, et puis à plus petite échelle à La Réunion. »

Malgré la progression de l’électrique ces dernières semaines, la vente de voitures neuves atteint un niveau historiquement bas. Une trajectoire jugée inquiétante par les professionnels du secteur. Selon Philippe Alexandre Rebboah, président du Syndicat de l’importation et du commerce de La Réunion (SICR) :

« C’est plus de 31 % de recul entre les cinq premiers mois de 2019 et les cinq premiers mois de 2026. Quand le gouvernement français met un malus en place pour inciter le consommateur à aller vers l’électrique en France hexagonale, il doit laisser le temps au territoire ultramarin de lancer les travaux, à la fois d’installation de bornes publiques, de production énergétique, mais aussi de recyclage des batteries, pour avoir un business model cohérent et permettre aux acteurs économiques du secteur de pouvoir, cette fois, lancer la révolution verte en proposant des offres de plus en plus attractives sur les véhicules électriques. »

Au rythme actuel, le marché automobile réunionnais pourrait tomber à moins de 23 000 immatriculations cette année, contre plus de 32 000 en 2018.

Voitures électriques à La Réunion : les raisons du désamour

Les ventes de véhicules électriques accusent une baisse depuis plus de deux ans et aucune politique publique ne semble vouloir enrayer cette chute. Dans moins de dix ans pourtant, la vente de véhicules thermiques et hybrides sera réduite à la portion congrue. Autopsie d’un échec.

 

Des véhicules très chers

C'est le problème numéro 1 pour beaucoup de spécialistes. Les véhicules électriques sont chers, beaucoup plus chers qu'en Hexagone où leur prix est déjà plus élevé que leurs équivalents thermiques. Même les citadines, ces petites voitures théoriquement accessibles au plus grand nombre, semblent réservées à quelques privilégiés. Comptez près de 30 000 euros, hors prime de l'Etat d'environ 3 000 euros, pour une Citroën e-C3 dans sa version la moins équipée. Soit 10 000 euros de plus que son équivalent vendu en Hexagone. Schéma identique pour la Peugeot e-208 en version d'entrée de gamme : 39 000 euros contre 28 400 euros Pour une Renault R5 de milieu de gamme, la facture sera de 31 300 euros contre 28 390 euros sur le territoire hexagonal.

« Le prix reste le premier frein à l'achat, estime Vincent Hoarau, fondateur de l'entreprise de conseils Rotor. L’écart de prix entre les véhicules électriques vendus à La Réunion et dans l’hexagone peut atteindre 8 000 euros une fois les aides déduites. Cet écart s’explique par plusieurs facteurs cumulés : l’octroi de mer, le coût logistique lié à l’insularité, les différences de bonus et aides locales et le coût de la batterie ». « Comprise ou pas, la facture reste élevée. Si on veut une électrique, il faut mettre le prix d'une grosse voiture pour avoir une petite voiture. Mais une citadine à 40 000 euros, c'est invendable ! » déplore Pierre-Guy Paulin, animateur du groupe Véhicules électriques 974 sur les réseaux sociaux et passionné d'automobiles, thermique comme électrique.

Une fiscalité moins favorable

Longtemps exonérés d’octroi de mer, les véhicules électriques ont vu leur fiscalité évoluer l’an dernier. Si les modèles de moins de 150 chevaux bénéficient toujours d’une absence de taxe régionale, les autres voient leur octroi de mer passer à 8%, 14,5 % ou 24,5 % selon leur puissance. La Région défend une mesure d’équité sociale. «L’acheteur d’une Porsche électrique ne pouvait pas être exonéré d’octroi de mer quand celui d’un petit véhicule thermique payait, lui, l’octroi de mer», souligne la collectivité.

Elle rappelle que la fiscalité du nouveau barème est plus favorable aux voitures électriques qu’aux hybrides, et plus favorable aux hybrides qu’aux thermiques. Une lecture contestée par certains spécialistes qui estiment que le nouvel octroi de mer peut, dans certains cas, favoriser l’hybride au détriment de l’électrique. «Il existe des véhicules hybrides moins taxés que des véhicules 100 % électriques, soutient Marc-Antoine Bru, président de l’association Électro’Ker. Par exemple, le Volkswagen Tiguan hybride de petite cylindrée est taxé à seulement 6,5 %, pour une puissance totale de 272 chevaux alors que la Volkswagen ID.4 de 286 chevaux est soumise à un taux d’octroi de mer de 14,5 %».

À la revente, c’est la douche froide

Parole de propriétaires : «L’électrique, c’est fantastique !». À conduire, sans doute. À revendre, c’est une tout autre histoire. Sur le marché de l’occasion, les véhicules électriques trouvent difficilement preneur. «Elles sont quasiment bradées parce qu’elles ne se vendent pas», reconnaît Ken Akbaraly, le gérant de Vok occasions, une enseigne spécialisée dans la vente de véhicules d’occasion. Il cite l’exemple d’une Mini électrique, âgée de 2 ans et affichant 30 000 kilomètres au compteur. Valeur neuve : plus de 40 000 euros. Elle a finalement été vendue pour 16 000 euros après être restée 3 mois dans le parc auto. Il faut entre deux et quatre mois pour vendre une électrique d’occasion. C’est deux fois plus long que pour les thermiques.

«Le marché de l’occasion des véhicules électriques est totalement inexistant à La Réunion. C’est un vrai problème, constate Philippe-Alexandre Rebboah, le président du Syndicat de l’importation et du commerce de La Réunion (SICR). Certains concessionnaires ne reprennent parfois pas les véhicules électriques. Non pas parce qu’ils ne les veulent pas, mais parce qu’il n’y a pas de marché». Déçus, des possesseurs de véhicules électriques sont retournés vers le thermique.

«Les personnes qui pourraient être intéressées par ces véhicules n’ont pas accès aux bornes de recharges dans 90 % des cas, analyse Ken Akbaraly. Quant aux personnes aisées, elles préfèrent acheter neuf». Finalement, seuls les acheteurs déjà décidés à se tourner vers l’électrique y trouvent leur compte. «Il ne faut surtout pas acheter un véhicule électrique neuf, assure Pierre-Guy Paulin, animateur du groupe Véhicules électriques 974. J’ai payé la mienne 17 000 euros au lieu de 42 000 euros. Une des craintes des acheteurs, c’est la capacité de la batterie. Il faut demander une analyse Soh qui permet de connaître l’usure de cette dernière. La mienne, une e-208, affichait 91 % de sa capacité originelle. Aujourd’hui, elle est capable de parcourir 300 kilomètres contre 350 kilomètres à l’état neuf. C’est largement suffisant à la Réunion».

Des croyances qui  ont la peau dure

Pour Vincent Hoarau, fondateur du cabinet de conseil Rotor, le principal frein à l’achat d’une voiture électrique n’est pas technique ni lié aux infrastructures, mais avant tout «psychologique». Selon lui, «90% du problème se situe dans la tête des gens».

Ces réticences reposent sur un mélange de méfiance, de discours politiques, d’influences médiatiques et d’idées reçues sur les coûts ou les contraintes. Des «fake news» si persistantes que l’association Electro’Ker a créé un quiz pour les déconstruire. «On peut lire toutes les questions en deux minutes, mais il faudrait quatre à cinq heures pour répondre en détail à chaque idée fausse», souligne son président, Marc-Antoine Bru.

Certaines croyances tendent toutefois à disparaître, notamment celle liée à l’autonomie. À La Réunion, elle n’est plus un véritable problème : les modèles les moins performants dépassent aujourd’hui les 250 km, alors que peu d’automobilistes parcourent plus de 100 à 150 km par jour. La chaîne YouTube Stator, cofondée par Vincent Hoarau, teste d’ailleurs ces autonomies en mélangeant un ensemble de route (quatre-voies, ville, route des hauts) afin de refléter les usages locaux et d’en déduire la consommation via ce qu’ils ont baptisé le cycle «WLTPéi».

Une dégradation lente de la batterie

D’autres idées reçues persistent. La plus répandue concerne les risques d’incendie. Pourtant, selon des données d’EDF basées sur une étude américaine, les véhicules électriques brûlent bien moins souvent que les thermiques : 25 incendies pour 100 000 véhicules électriques contre 1 530 pour les voitures thermiques. Mais chaque incident impliquant un véhicule électrique est largement médiatisé, ce qui fausse la perception.

Autre mythe tenace, la dégradation rapide des batteries. Une étude de 2024 estime leur perte moyenne à 1,8 % par an, soit environ 6 km d’autonomie en moins chaque année pour un véhicule de 350 km. Après douze ans, certaines batteries conservent encore 80 % de leur capacité. Selon Geotab, «la grande majorité des batteries dureront plus longtemps que la durée de vie du véhicule» et n’auront pas besoin d’être remplacées.

Batteries : la coûteuse question du transport pour le recyclage

En achetant un véhicule électrique, même s’il appartient à son propriétaire, le constructeur reste responsable de ce qui adviendra de la batterie, une fois le véhicule hors d’usage. Il a donc obligation de savoir comment organiser la récupération de la batterie et son envoi par une compagnie maritime vers une usine spécialisée hors département.

Ces coûts logistiques liés à la batterie plombent donc aussi le prix d’achat des véhicules électriques.

Les prix de l’export de ces batteries sont variables et fixés sur le poids. À noter, le poids d’une batterie d’un véhicule électrique se situe autour des 300 kg et peut atteindre 600 kg pour les batteries ayant les plus grosses capacités. En 2020, il se situait autour des 5 €. Depuis, ce prix a fluctué entre 8, 10 voire 12 € le kilo de batterie exportée et a atteint 17 €.

Broyer les batteries sur place ?

Aujourd’hui, il se situe autour des 9 €/kg selon Vincent Hoarau, quand Philippe-Alexandre Rebboah, donne un chiffre autour des 20 €/kg. «Entre la collecte, l’intervention de Suez pour sécuriser les batteries et les exigences strictes du transport maritime (emballage renforcé, assurances élevées), les prix explosent», souligne ce dernier.

«On se retrouve donc avec un surcoût de 2000 à 3000 €, voire plus, pour un véhicule», explique Marc-Antoine Bru estimant que les armateurs qui exportent ces batteries «s’en mettent plein les poches», puisqu’aucune alternative locale n’existe et que les capacités de stockage adaptées sont insuffisantes sur l’île.

«Je suis intimement persuadé qu’on serait capable de faire baisser le prix des voitures de quasiment 2 000 € si, à La Réunion, on avait juste la capacité de broyer les batteries ou, du moins, de les envoyer en éléments dissociés, qu’elles ne soient plus considérées comme marchandises dangereuses. Le problème est que c’est extrêmement complexe et extrêmement coûteux en énergie», rapporte le président d’Electro’Ker.

Points de recharge : problème d’accès et de nombre

À La Réunion, le Schéma directeur des infrastructures de recharge pour véhicules électriques (SDIRVE), piloté par le Sidélec, les collectivités et l’État, prévoyait le déploiement de près de 3 400 bornes d’ici à 2028. Cependant, on est encore (très) loin du compte avec 572 bornes en service à l’heure actuelle. Mais pour les spécialistes, le principal enjeu n’est pas leur nombre, mais plutôt leur accessibilité.

Philippe-Alexandre Rebboah, président du Syndicat de l’importation et du commerce de La Réunion, estime que les habitants en logement collectif ne disposent pas d’assez de points de recharge. «En tant que client, vous ne pouvez pas vous dire: ''je fais un super coup à l’achat et mon projet de vie, c’est de passer 3 matins par semaine dans une station de service à charger ma voiture'' où le coût de la recharge est beaucoup plus élevé qu’à domicile.»

Pour des bornes sur les trottoirs

«Il y a suffisamment de bornes par rapport au parc de véhicule électrique actuel, estime plutôt Marc-Antoine Bru, président d’Electro’Ker. Le vrai problème, c’est l’accès, notamment en centre-ville et pour les habitants en immeuble. On installe les bornes là où les gens passent, pas là où ils vivent.» Il plaide pour un modèle inspiré de villes européennes, avec des bornes sur les trottoirs, reliées aux lampadaires et proposées à un tarif proche de l’électricité domestique.

Même constat pour Pierre-Guy Paulin, animateur du groupe Véhicules électriques 974 : «Il faut davantage de bornes publiques accessibles et surtout en état de marche. Beaucoup sont hors service». Selon Marc-Antoine Bru, réparer des bornes peu utilisées coûte parfois plus cher que les pertes liées aux pannes.

Autre enjeu soulevés par Marc-Antoine Bru et Pierre-Guy Paulin: privilégier des bornes de puissance moyenne (11 à 50 kW) ou faible (<7 kW), plutôt que des bornes très rapides pour les points de recharge publics. L’objectif est de permettre une recharge lente, sur plusieurs heures, adaptée à un stationnement nocturne, tout en limitant la pression sur le réseau électrique.

Automobiles : les boîtes automatiques représentent 72% des ventes de véhicules neufs à La Réunion

Les boîtes de vitesse manuelles sont-elles vouées à disparaître ? 7 voitures sur 10 sont désormais automatiques, le boîtier mécanique semble avoir perdu la bataille face à ces automatiques, mais aussi face aux hybrides.

cile à prendre en main et plus pratique au quotidien, la boîte automatique séduit de plus en plus de conducteurs à la recherche d’une nouvelle voiture.

« Pour les démarrages en côte et pour se garer en ville, c’est plus facile », explique une conductrice.

Dans les trajets urbains comme dans les embouteillages, beaucoup apprécient une conduite plus fluide. Mais le prix des modèles automatiques reste encore un frein pour certains automobilistes.

« Nous, on roule encore en boîte manuelle pour l’instant, mais si on en a les moyens plus tard, oui, on aimerait bien passer à l’automatique. »

Malgré cette tendance, les adeptes de la boîte manuelle restent attachés aux sensations de conduite qu’elle procure et à la vigilance qu’elle impose.

« Le volant, les vitesses manuelles… J’entends le bruit de tous ces roulements qui tournent, donc ça m’oblige à rester attentif au fonctionnement de ma voiture et de son moteur. Au moindre petit bruit, je m’arrête et je contrôle. »

« J’ai plus l’impression de faire corps avec la voiture, donc je suis davantage concentré sur la route. Le fait de jouer avec la boîte de vitesses nous pousse aussi à être plus attentifs aux bruits de la voiture. »

En moins de dix ans, le marché automobile réunionnais s’est totalement transformé. En 2017, les voitures à boîte manuelle représentaient encore 82 % des nouvelles immatriculations. Désormais, les modèles automatiques comptent pour 72 % des ventes de véhicules neufs, tandis que les boîtes mécaniques sont tombées à 28 %. Une évolution portée avant tout par les constructeurs, qui proposent de moins en moins de modèles en boîte manuelle.

Les professionnels du secteur évoquent aussi une demande croissante pour des véhicules plus confortables et plus faciles à conduire.

« Quand on passe beaucoup de temps dans les embouteillages, c’est tout de même beaucoup plus simple et agréable d’avoir une boîte automatique. Les systèmes de conduite autonome, de différentes générations, vont se développer et il est totalement impossible de les associer à des boîtes mécaniques. Oui, la tendance, dans un avenir très proche, sera clairement à la boîte automatique », explique Philippe-Alexandre Rebboah, directeur général de LEAL Réunion.

La boîte manuelle pourrait ainsi progressivement devenir minoritaire sur les routes réunionnaises.

Importer son véhicule depuis l'Allemagne : une option qui séduit de plus en plus à La Réunion

Ce constat : à La Réunion, une nouvelle pratique prend de l’ampleur. Plutôt que d’acheter leur voiture auprès d’un concessionnaire local, certains Réunionnais se tournent vers l’importation directe depuis la métropole. Une solution souvent présentée comme moins chère, mais qui suscite autant d’espoirs que d’interrogations.

Importer soi-même son véhicule depuis l'Allemagne séduit de plus en plus, mais le choix divise. À La Réunion, de nombreux automobilistes s’interrogent sur les prix, les taxes et la fiabilité du système. Certains préfèrent toutefois rester fidèles aux concessionnaires locaux.« Personnellement, je préfère les véhicules des concessionnaires. On a le vendeur en face de nous et, en cas de problème, c’est plus simple », confie un automobiliste.

D’autres ont déjà envisagé l’importation directe, attirés par des tarifs parfois plus compétitifs. « Dès qu’il y a une bonne remise, je fonce ! », témoigne un autre conducteur.

Ce commercial, spécialisé dans l’importation de véhicules depuis l’Europe, vient justement de conclure une vente : un pick-up hybride rechargeable importé pour un client réunionnais, d’une valeur de 67 000 euros. « Le client a économisé 15 000 euros par rapport au prix en France. Ici, il n’a pas fait de devis, mais on peut imaginer qu’il a réalisé plus de 20 000 euros d’économies sur son projet d’achat », explique Théo Reuillon, commercial dans une entreprise spécialisée dans l’import de véhicules.

Côté marché, les tendances évoluent. En 2024, les véhicules thermiques représentaient encore 49 % des nouvelles immatriculations. En 2025, les hybrides sont devenus majoritaires, avec 44 % des immatriculations.

Les véhicules électriques, hybrides et hybrides rechargeables sont souvent privilégiés à l’importation en raison d’une fiscalité plus avantageuse, notamment un octroi de mer réduit par rapport aux véhicules essence ou diesel. L’importation directe apparaît ainsi comme une alternative crédible pour certains Réunionnais, tout en posant la question de son impact sur les concessions traditionnelles de l’île.

Voitures importées à La Réunion : simplification des démarches d’immatriculation

La préfecture de La Réunion et la Direction régionale des douanes de La Réunion lancent une expérimentation innovante : la dématérialisation du certificat 846 A.

Le communiqué de la préfecture : 

Ce document, appelé certificat de dédouanement (846 A), constitue un quitus fiscal attestant la régularité de la situation douanière et fiscales des véhicules neufs ou d’occasion importés de la France hexagonale, de l’Union européenne (UE) ou d’un pays tiers à l’UE.

Il est obligatoire pour effectuer les démarches relatives au certificat d’immatriculation sur le site de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) www.ants.gouv.fr

Une démarche simplifiée, 100% en ligne

Grace à cette nouvelle procédure, plus besoin de vous déplacer au bureau des douanes.

Pour obtenir votre certificat :

1. Cliquer sur le lien suivant :

https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/certificat_de_dedouanement_846a

2. Ou scanner le QR Code avec votre smartphone

Votre certificat 846 A vous sera ensuite envoyer directement par courrier électronique, muni d’un numéro d’identification unique.

Ce document numérique a la même valeur légale que la version papier et pourra être utilisé pour toutes vos démarches en préfecture, notamment pour justifier du paiement des droits et taxes relatifs au véhicule. 

Un gain de temps et de simplification

Cette expérimentation s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue des services publics, visant à faciliter les démarches administratives des usagers et à réduire les délais de traitement. Elle témoigne de l’engagement conjoint de la Préfecture et de la Direction régionale des douanes de La Réunion en faveur d’une administration plus accessible, plus rapide et plus moderne

Pour toute information complémentaire

• Site de la Préfecture de La Réunion : www.reunion.gouv.fr

• Site des Douanes : [email protected]

* Cette nouvelle démarche ne concerne que les véhicules importés sur le territoire réunionnais et non les véhicules importés dans l’Hexagone.

Projet de loi de finances: La Réunion exemptée de malus auto ?

Le Syndicat de l’importation et du commerce de La Réunion souhaite que les territoires ultramarins échappent au malus auto ou à défaut à son augmentation prévue en 2026. Motif : la transition énergétique y est plus compliquée que dans l’Hexagone. Des propositions d’amendements au projet de loi de finances vont être transmises aux parlementaires.

Pour la première lecture à l’Assemblée nationale, les carottes sont cuites. L’examen du projet de loi de finances (PLF) touche en effet à sa fin et il n’est plus possible de déposer des amendements.

Dans les jours qui viennent, Philippe-Alexandre Rebboah va se rapprocher de la sénatrice Audrey Bélim. En lien avec Mobilians, le syndicat professionnel des métiers de la distribution et services automobiles, et la Fédération des entreprises d’outre-mer (Fedom), le président du SICR (Syndicat de l’importation et du commerce de La Réunion) a rédigé deux propositions d’amendement au PLF ayant trait aux ventes de véhicules automobiles neufs.

Le premier vise à «soustraire les territoires d’outre-mer du champ d’application du malus poids et du malus CO2». Le deuxième est dit «de repli». Alors que la législation doit encore se durcir en janvier 2026 dans le cadre de dispositions figurant dans la loi de finances pour 2025, ce texte vise à « maintenir le seuil de déclenchement du malus poids à 1,6 tonne durant deux années supplémentaires» (alors qu’il doit baisser à 1,5 tonne dans deux mois) et à «reporter l’entrée en vigueur des seuils de déclenchement du malus CO2 » (alors qu’il doit être abaissé à 108 grammes de CO2 émis par kilomètre en 2026 puis 103 grammes en 2027).

Verneuil Import 974 et GBC Concept : Naissance d’une collaboration à La Reunion
En associant leur savoir-faire, Verneuil Import 974 et GBC Concept permettent d’importer des véhicules d’Europe en toute confiance.

Une bonne nouvelle s’annonce pour les automobilistes réunionnais en ce début d’été austral

 

! Deux acteurs du secteur viennent de donner naissance à un nouveau partenariat permettant désormais d’acheter une voiture « sur-mesure » aux meilleures conditions du marché. Verneuil Import 974, spécialiste en importation de véhicules Premium à La Réunion met en harmonie son savoir-faire à celui de GBC Concept, acteur incontournable en matière de préparation esthétique automobile sur l’île Bourbon depuis 2012. Ce rapprochement a vu le jour sous l’impulsion d’une philosophie partagée, celle de la passion de l’automobile conjuguée à une vision perfectionniste de leurs métiers, ayant pour vocation de toujours satisfaire sa clientèle locale.

Du sur-mesure via une formule transparente

À la recherche d’un nouveau véhicule d’importation ? Rien de plus simple, il suffit de prendre contact avec ce professionnel qui saura formuler des propositions claires et clé en main à ses clients après avoir fait le point avec eux sur leurs cahiers des charges. Disponible et à l’écoute de sa clientèle, Verneuil Import 974 traite chacune de ses importations avec la plus grande rigueur et place la satisfaction client au tout premier plan de sa mission.

Fonctionnant au forfait d’honoraires fixes et grâce à sa formule transparente rassurant les acheteurs, les offres de ce négociant sont nettes et sans surprises.

Une maîtrise de A à Z

Les véhicules proposés proviennent exclusivement d’Europe et plus principalement de concessions allemandes. Conscient de l’importance d’une présence physique à proximité de chez ses fournisseurs et de la nécessité de fluidifier ses exportations vers l’Océan Indien, Verneuil Import dispose d’équipes opérant à temps plein depuis Francfort et Paris. Cette stratégie permet à l’importateur de n’avoir recours à aucun sous-traitant continental tout au long du processus d’importation et, de ce fait, permet aux clients de suivre l’avancement de leurs véhicules grâce à des updates régulières. Une fois à La Réunion, passage indispensable dans les ateliers de GBC Concept dont la patte-virtuose fera de la nouvelle voiture une beauté aux milles éclats. Le Detailer propose une riche palette de soins esthétiques personnalisables ainsi que de nombreux traitements protecteurs avantageux sur le long-terme pour les carrosseries. Verneuil Import 974 et GBC Concept ont donc créé une véritable symbiose entre leurs deux activités, pour importer avec succès des voitures à la Réunion.

https://www.facebook.com/verneuil.import974/

https://www.verneuil-import-974.com/

Désintérêt et application de l'octroi de mer : à La Réunion le marché des véhicules électriques est à un tournant

Censés représenter l'avenir de la mobilité en France, les véhicules électriques connaissent une baisse des ventes records depuis plusieurs mois à La Réunion. Pour la première fois depuis l’essor du marché en 2016, les ventes ont chuté de 22% en 2024. Cette situation arrive alors qu'à partir du 1er mars 2025, l’exonération de l’octroi de mer sera supprimée. Une décision de la Région qui va entraîner une hausse des prix sur certains modèles et soulève des interrogations sur l’avenir du marché automobile de La Réunion (Photo : www.imazpress.com)

La suppression de l’exonération de l’octroi de mer sur les véhicules électriques marquera un tournant pour le marché automobile réunionnais.

Jusqu’ici exonérés, ces véhicules seront désormais soumis à une taxation progressive basée sur leur puissance en pic, soit la puissance maximale délivrée sur une courte période, et non sur la moyenne mesurée sur 30 minutes comme pour le certificat d’immatriculation.

- Des hausses de prix significatives pour les voitures électriques -

Ce mode de calcul entraîne une hausse significative des prix. Les modèles affichant une puissance inférieure à 150 chevaux resteront exonérés, mais au-delà de ce seuil, l’octroi de mer sera de 8%.

Cela concerne notamment des véhicules comme la Renault Mégane ou la Peugeot e-208, dont les prix augmenteront d’environ 3.200 euros.

Pour les modèles entre 251 et 400 chevaux, la taxe grimpera à 14,5%, ce qui représente un surcoût pouvant dépasser les 7.000 euros certains modèles.

Au-delà de 400 chevaux, l’octroi de mer atteindra 24,5% à compter du 1er mars, faisant bondir le prix des modèles les plus puissants de près de 20.000 euros.

Cette réintégration de la taxe s’ajoute à une conjoncture déjà défavorable pour l’électrique. L’État a récemment revu à la baisse le bonus écologique et supprimé la prime à la conversion, ce qui réduit encore l’attractivité de ces véhicules.

Par ailleurs, les coûts de transport et de recyclage des batteries, imposés par la réglementation, contribuent déjà à un prix plus élevé qu’en métropole.

- Un marché en perte de vitesse à La Réunion -

L’année 2024 a déjà marqué un net recul des ventes de véhicules électriques à La Réunion. Pour la première fois depuis l’essor du marché en 2016, les ventes ont chuté de 22%, selon les données de la préfecture.

En janvier 2025, la tendance s’est accentuée avec une baisse de 47% sur le premier mois de l'année. Philippe-Alexandre Rebboah, président du Syndicat de l’importation et du commerce de La Réunion (SICR), s’alarme de cette situation.

"Comment un marché déjà en baisse pourrait-il se redresser avec une taxe supplémentaire ?" s’interroge-t-il. Selon lui, cette réforme va inciter les consommateurs à se tourner vers des véhicules thermiques.

Cette évolution inquiète également certains acteurs du secteur, qui redoutent que l’incertitude fiscale freine les investissements dans les infrastructures de recharge.

- Une taxation plus avantageuse pour les hybrides -

L’un des points de friction soulevés par les professionnels concerne le mode de taxation différencié entre véhicules électriques et hybrides.

Alors que les premiers sont désormais imposés en fonction de leur puissance, les hybrides restent soumis à un calcul basé sur leur cylindrée. Selon les professionnels du secteur, ce système crée des incohérences.

Cette différence peut donner l’impression que l’hybride est considéré comme moins polluant que l’électrique, ce qui interroge sur la cohérence de l’orientation environnementale de cette réforme.

- La Région Réunion assume ses choix -

Face aux critiques, la Région justifie la révision de l’octroi de mer par la nécessité de mieux moduler la taxation des véhicules en fonction de leur impact sur l’économie locale et sur l’environnement.

Selon la collectivité, les véhicules électriques restent moins taxés que les thermiques, et le principe de progressivité permet de préserver l’accessibilité des modèles les moins puissants.

"Une Porsche électrique sera taxée, mais une Peugeot 2022 restera exonérée", souligne la Région.

Elle rappelle également que la baisse des ventes de véhicules électriques est en grande partie due à la réduction des aides gouvernementales, et estime que le véritable frein à l’adoption de ces moyens de transport réside dans l’insuffisance des infrastructures de recharge.

- "On va vers des licenciements" -

Pour Philippe-Alexandre Rebboah, le manque de concertation des professionnels du secteur par les pouvoirs publics fait courir un risque sans précédent :"On voit qu'en France, on a à peine planté la graine pour que le marché prenne, que déjà on commence à taxer", s'insurge le président du SICR.

"Si le marché de l'électrique continuait à chuter, cela serait une catastrophe, les véhicules ne seraient pas repris par les constructeurs, ajoute-t-il. On devrait repartir sur des commandes de véhicules thermiques".

Pour mieux comprendre le péril à venir, Philippe-Alexandre Rebboah image son propos: "C'est comme si les concessionnaires avaient parié sur le vert écossais alors que la mode est au fluo. Les concessionnaires ne sont plus du tout à l'équilibre par rapport aux prévisions. On va vers des licenciements !", s'indigne l'importateur.

- Une équation complexe pour l’avenir de l’électrique -

Car au-delà de l’octroi de mer, d’autres éléments viennent encore alourdir la facture pour les consommateurs. Le cheval fiscal est passé de 51 à 57 euros pour la carte grise, tandis qu’un malus au poids s’appliquera aux hybrides dès cette année et aux véhicules électriques en 2026.

Dans un contexte où les alternatives de transport en commun restent limitées sur l’île, ces nouvelles taxes posent la question de la place de l’électrique dans la transition énergétique réunionnaise.

Entre incitations réduites et fiscalité renforcée, l’avenir de ce marché semble plus incertain que jamais.

Le transport maritime RORO (Roll-On / Roll-Off) à La Réunion désigne l'acheminement de véhicules ou d'engins roulants sur des navires spécialisés, où la cargaison roule directement à bord. C'est la solution la plus économique et directe pour expédier une voiture ou un matériel roulant depuis la France métropolitaine, avec des tarifs démarrant généralement autour de 1 075 €. [1, 2, 3, 4, 5]

 

Fonctionnement du service

Les véhicules sont conduits à l'intérieur du navire via une rampe d'accès mobile, sans nécessiter de mise en conteneur. Ce système prend en charge de nombreux types d'engins : [1, 2, 3]

  • Voitures de tourisme, motos et camping-cars.

  • Camions, remorques et autobus.

  • Matériel agricole et engins de chantier. [1, 2, 3, 4]

 

Départs et délais

  • Port de départ principal : Le Havre, en France continentale.

  • Port d'arrivée : Le Port (Port-Ouest) à La Réunion.

  • Durée de la traversée : Le temps de mer (Transit Time) est généralement compris entre 25 et 30 jours.

  • Fréquence : Les compagnies maritimes assurent généralement 1 à 2 départs par mois. [1, 2, 3, 4, 5]

 

Opérateurs et Transitaires

L'acheminement RORO est pris en charge par des compagnies maritimes mondiales (telles que CMA CGM) qui desservent l'Océan Indien. Pour organiser l'expédition, réserver votre place sur le navire et gérer les formalités douanières, vous devez passer par un transitaire spécialisé dans les DOM-TOM, comme : [1, 2]

 

Pour vous aider à avancer dans votre projet de transport, indiquez-nous :

  • Le type et modèle exact du véhicule ou de l'engin à transporter.

  • Si le véhicule est roulant ou en panne.

  • Si vous souhaitez également un service de pré-acheminement depuis votre domicile jusqu'au port du Havre.

Transport maritime Réunion en Roro ou conteneur ?

Bien choisir le mode de transport le plus adapté pour votre déménagement ou transport de véhicules depuis/vers La Réunion et la France Métropolitaine

Transport maritime Réunion en Ro-Ro ou en conteneur avec Outremer Transit

 

Choisir le meilleur mode de transport maritime entre la France Métropole et La Réunion est essentiel pour votre déménagement ou pour l’acheminement de vos véhicules et biens personnels.

Outremer Transit, transitaire maritime expérimenté, vous propose deux solutions fiables : le transport en conteneur (complet ou en groupage) et le transport par navire roulier (Ro-Ro).

Afin de vous aider à choisir le mode de transport le plus adapté pour votre déménagement ou transport de véhicules de La Réunion vers la Métropole (ou de la Métropole vers La Réunion) voici un petit récapitulatif de ce qu’il est possible ou non de transporter en conteneur (Complet et Groupage maritime ) et en navire roulier (Ro-Ro).

Transport en conteneur maritime (conteneur complet & groupage)

Origine/Destination : Possible dans le sens  Métropole-Réunion et Réunion-Métropole

Quand choisir le conteneur maritime ?

Le transport en conteneur maritime est disponible dans les deux sens : de la Métropole vers La Réunion et de La Réunion vers la Métropole. Ce mode est adapté si vous souhaitez transporter :

  • Effets personnels et mobilier

  • Voitures (citadines, berlines, SUV, voitures de collection)

  • Motos, quads, scooters et side-cars

  • Bateaux (sous réserve de dimensions)
     

  • ransport de voiture par navire roulier à la Réunion

  • Les navires rouliers (ou RORO) sont des navires dédiés au transport de véhicules et engins roulants

  • Les véhicules sont chargés à bord des navires rouliers par des rampes d'accès, puis stockés et arrimés dans des garages répartis sur différents niveaux/ponts, selon leur hauteur et leur gabarit

  • Le prix du transport est calculé en fonction de la hauteur de votre véhicule

  • Service uniquement au départ du port du Havre

  • Fréquence :  + ou - 2 bateaux par mois 

  • Délai de mer : 25 à 30 jours environ

  • Réception du véhicule au moins 3 à 4 jours avant le départ physique du bateau (+ 1 à 2 semaines si pré-transport du véhicule par nos soins)

  • Récupération du véhicule 24 à 48h après l'arrivée du navire au port de la Pointe des Galets - port Réunion

  • Véhicule impérativement vide d’effets personnels ou toute autre marchandises !

  • Si vous ne pouvez pas livrer vous même votre véhicule au port du Havre, nous pouvons organiser un pré-transport de votre voiture depuis votre domicile ou un de nos dépôts transporteurs localisés sur l'ensemble du territoire national

  •  

  • Lorsque les véhicules sont réceptionnés au port d’embarquement ou au dépôt transporteur, une prise en charge en est faite avec l’établissement d’un bordereau de contrôle/état des lieux

  • Le service + LONG-COURS !

  • Du fait de notre présence physique au port du Havre, chaque client est pris en charge depuis notre bureau jusqu'au dépôt de son véhicule dans l’enceinte portuaire (facilité d’accès à la sécurité portuaire). Possibilité de vous raccompagner à la gare du Havre

Ports de France métropole pour le transport et le déménagement à destination de la Réunion

Pour le transport par conteneur (conteneur de déménagement et transport de voiture en conteneur ) nous vous proposons des services hebdomadaires des ports suivants (du Nord au Sud) :

Port pour le transport de voiture à la Réunion par navire roulier - RORO

 

Navire roulier arrivant au port du Havre

Pour le transport de voiture par navire roulier le départ se fait exclusivement depuis le port du Havre  Fréquence + ou - de 2 bateaux par mois

 Les navires rouliers (ou RORO) sont des navires dédiés au transport de véhicules et engins roulants

Les véhicules sont chargés par des rampes d'accès, puis stockés et arrimés dans des garages répartis sur différents niveaux/ponts, selon leur hauteur et leur gabarit

Ce weekend se déroule le 3e rallye national, à Petite-Ile. Cela symbolise également une reprise de la saison des rallyes. Pour son bon déroulement, l'ASA Réunion rappelle des consignes de sécurité pour le public.

L’ASA Réunion rappelle que des zones public ont été mises en place sur les épreuves spéciales. Ces zones sont matérialisées par de la rubalise verte. Le message est simple :Rubalise verte = zone autorisée au public. Pas de rubalise verte = zone interdite. Rubalise rouge = danger, accès strictement interdit. La route sera officiellement fermée 1h30 avant le départ de la première voiture. À partir de cette fermeture, l’accès aux épreuves spéciales, par le départ ou par l’arrivée, même à pied, ne sera plus autorisé. 

Avant la fermeture des routes, l’organisateur mettra à disposition quatre navettes minibus pour permettre aux spectateurs de rejoindre les zones public autorisées. Selon le timing de l’épreuve, ces navettes pourront éventuellement circuler entre les boucles de spéciales pour déposer des spectateurs ou récupérer ceux qui souhaitent repartir. Les personnes qui ne souhaitent pas rester jusqu’à la fin des spéciales sont invitées à consulter la carte interactive de l’ASA Réunion afin de privilégier les zones public accessibles par des routes adjacentes : https://www.asareunion.re/rpi26-programme/

Ces mesures seront appliquées avec rigueur. Des caméras embarquées seront mises en place dans les voitures de course tous les dix véhicules, afin de contrôler l’emplacement du public, avec un retour d’images vers le PC Course. 

En cas de non-respect des consignes ou de présence du public en dehors des zones autorisées, la spéciale pourra être neutralisée, voire annulée. Si nécessaire, la voiture 0 réserve interviendra entre les voitures de course, accompagnée des forces de l’ordre avec leur véhicule, afin de faire respecter les consignes. Le non-respect des indications de sécurité peut également entraîner une verbalisation, conformément à l’article R.331-45 du Code du sport, avec une amende de quatrième classe, soit 135 euros. La sécurité est l’affaire de tous. Le respect des consignes est indispensable pour permettre le bon déroulement du rallye.

Pour un malus CO2 diminué de moitié

 

Selon le SICR, 72% des modèles thermiques sont désormais soumis au malus écologique. (Photo d’archives Emmanuel Grondin) - EMMANUEL GRONDIN @

  • Le 01 juin 2026 à 06h00

Fin 2025, la première tentative n’avait pas été fructueuse.

À l’initiative du groupe GDR, les députés avaient certes exonéré les départements d’outre-mer du malus CO2… mais la partie recettes du projet de loi de finances (PLF) a ensuite été rejetée. Au Sénat, le gouvernement, avait obtenu le rejet de tous les amendements visant à remettre en cause la fiscalité environnementale sur les ventes de voitures dans l’ensemble des départements ultramarins.

En 2026, le SICR (Syndicat de l’importation et du commerce de La Réunion) revient à la charge. Sans attendre la présentation du PLF 2027, son président, Philippe-Alexandre Rebboah, a écrit il y a quelques semaines à la ministre des Outre-mer, à la Région et aux parlementaires de La Réunion.

Dans sa note de 9 pages, le représentant des importateurs automobiles de l’île ne sollicite plus l’exonération totale du malus auto en outre-mer pour les émissions de CO2 mais une diminution de 50 % de son montant pour les immatriculations de voitures neuves ainsi qu’un moratoire d’une durée de cinq ans afin d’empêcher toute revalorisation au 1er janvier prochain (lire par ailleurs).

Au Sénat fin 2025, Audrey Bélim avait déjà défendu « cet amendement de compromis entre la nécessaire transition écologique de la France et la réalité économique des outre-mer».

Le SICR, qui compte sur le soutien de la Fedom (Fédération des entreprises d’outre-mer) et de Mobilians (syndicat professionnel des métiers de la distribution et services automobiles) s’est rangé à cet avis.

 

«Nous sommes raisonnables, résume Philippe-Alexandre Rebboah. Nous faisons un pas sur le côté mais pas en arrière. Sinon, nous allons droit dans le mur».

Un allégement appelé à disparaître

Et le patron des importateurs automobiles de reprendre un argument déjà développé dans notre dossier du 24 avril consacré aux raisons du désamour pour les véhicules électriques : «La Réunion n’est pas prête pour une transition électrique massive. En l’absence d’offres électriques accessibles, ce malus ne remplit pas sa fonction d’orientation. Il paralyse l’ensemble du marché automobile tout en appauvrissant les ménages et les recettes d’octroi de mer pour les collectivités».

Combien ces deux mesures coûteraient-elles à l’Etat ? « C’est compliqué à chiffrer », répond Philippe-Alexandre Rebboah qui insiste sur un point. Cet allègement n’a pas vocation à être pérennisé. L’idée est de le supprimer progressivement dans les années qui viennent une fois certains objectifs atteints, tels que le nombre de bornes de recharge (le Sidelec a prévu 3 400 points de recharge d’ici à 2028 alors que seules 572 prises publiques étaient fonctionnelles en juillet 2025), la part des énergies renouvelables dans le mix électrique mais aussi la résolution du raccordement à l’électrique en habitat collectif.

Le bonus écologique, de son côté, pourrait être adapté aux «surcoûts insulaires spécifiques» comme le stockage, l’assurance ou encore la logistique maritime.

6 000 emplois en jeu

Pour l’heure, le SICR n’a eu aucun retour de la part du ministère des Outre-mer. C’est d’ailleurs Bercy qu’il faudra convaincre à l’heure où la France cherche 6 milliards d’euros dans le cadre du prochain budget.

Le syndicat pense trouver une oreille attentive du côté des parlementaires. « Cette année, je m’y prends à l’avance, confie Philippe-Alexandre Rebboah. Il faut relancer un secteur en crise et cet enjeu est crucial pour les consommateurs réunionnais déjà pénalisés par la cherté de la vie. Nous appelons les parlementaires, toutes sensibilités confondues, à soutenir cette proposition par voie d’amendement lors de la prochaine session budgétaire ». Il précise au passage que le secteur automobile représente 6 000 emplois directs à La Réunion.

Le président du SICR, qui a rencontré une mission de la délégation aux outre-mer de l’Assemblée la semaine dernière à l’occasion de sa venue sur l’île, espère également convaincre le gouvernement de supprimer le malus au poids sur les véhicules hybrides rechargeables, qui s’applique à ces derniers depuis le 1er janvier 2026 à partir de 1 600 kilos (contre 1 500 pour les véhicules thermiques).

Un sujet pour la présidentielle

S’il ne parvenait pas à ses fins lors de l’examen du budget (dont rien ne dit qu’il sera adopté par les députés), Philippe-Alexandre Rebboah se tourne déjà vers l’élection présidentielle : « Certains candidats reprendront des mesures proposées dans le but de s’assurer un électorat domien. Il ne s’agit pas d’une faveur accordée aux pollueurs mais du temps structurellement nécessaire pour que l’État et les collectivités construisent, sérieusement et dans l’ordre, les conditions d’une transition écologique réelle et équitable ».

Le moteur est allumé mais la route est encore longue.

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